Le Duc : Peut-on mourir d'aimer Césario ?   Viola : Je ne sais pas, mais, au bout, je le saurais.   [3>4 oct.]
Louise : le supermarché, tu l'aimes ou tu le braques!  [1>2 fév.]
Théo : Qu'est ce que tu dis Tonton ?    Mortin : Des choses pour les enfants mon ange.   [9>19 janv.]  
Sorine : Comprenez ça, on a envie de vivre!    Dorn: C'est de la frivolité.   [11>13 déc.]
Anni : Faut être satisfait. (un temps). L'insatisfaction est une maladie, c'est ce qu'on dit.   [14>18 nov.]
CDN Thionville-Loraine Jean Bolliot
  • COURT TOUJOURS 2012
  • LA NUIT DES ROIS
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  • LA MOUETTE
  • THEO OU LE TEMPS NEUF
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  • LE COMBAT DU SIECLE
  • MANQUE
  • CONTREBANDE /
    FESTIVAL FRONTIERE
  • LES ENFANTS
  • ET LA NUIT
    SERA CALME
  • LES
    PORTE-CROIX

Bar suivi de La Festa

« À quoi ça me sert les nouvelles du jour si elles sont fausses ? Il vaut mieux les lire le jour suivant, mais exactes. »

> Petite Salle | Janvier'05 | Ma 11 à 20h30, Me 12 à 19h, Je 13, Ve 14 et Sa 15 à 20h30

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Laurent Vacher est un metteur en scène de la famille des passeurs. S’il est si attentif et sensible à tout ce qui est neuf, peut-être le doit-il à sa participation à la Mousson d’Été, à laquelle il collabore à divers titres depuis sa création - animant le comité de lecture, choisissant les comédiens, contribuant à l’organisation artistique. Quoi qu’il en soit, depuis qu’il s’est mis, voici une petite dizaine d’années, à diriger lui-même des spectacles, ses goûts l’ont régulièrement porté vers des textes étrangers parfois, toujours contemporains. C’est ainsi qu’il a monté Noëlle Renaude, Xavier Durringer, ou Aziz Chouaki, quand il ne partait pas à Asunción pour faire découvrir dès 1997 Yasmina Reza au public paraguayen. Cette fois-ci, c’est à un voyage en Sicile qu’il nous convie : celle de Spiro Scimone. Né dans le port de Messine, Scimone fut d’abord comédien dans la prestigieuse troupe de Carlo Cecchi (directeur du Teatro Garibaldi de Palerme) avant de fonder sa propre compagnie en 1990. En 1993, sa première pièce en dialecte, Nunzio, mise en scène par Cecchi, reçoit un accueil public et critique enthousiaste. Deux ans après ce magnifique coup d’essai, Bar en tient toutes les promesses et remporte le prix Ubu. Depuis, une troisième pièce a confirmé le talent de Scimone. La Festa, créée en 1999, est à en croire son auteur « une sorte de rituel irrationnel sur la difficulté de se tolérer ». Elle est aussi sa première œuvre en langue italienne. Car comme beaucoup de ses compatriotes, Scimone vit une sorte de bilinguisme, passant selon les circonstances de l’idiome de sa ville natale à l’italien standard. Cela explique-t-il l’importance qu’il attache à la valeur sonore et rythmique du langage ? Ou cette musicalité de son écriture tient-elle tout simplement au fait qu’ayant été acteur avant de devenir auteur, il fut le premier interprète de ses propres textes ? Toujours est-il que le recours au dialecte selon Scimone ne vise évidemment pas à l’exploitation complaisante de la couleur locale, mais revêt une valeur pleinement artistique. « Pour moi, » a-t-il confié, « les mots sont des notes, et leur ensemble forme un son qui doit être harmonieux et agréable à l’écoute […]. J’aime utiliser la répétition pour créer un état d’âme obsessionnel ; même si les mots sont très réalistes, leurs constructions répétitives, courtes et fantaisistes les arrachent au quotidien naturaliste et les aimantent vers une dimension paradoxale, souvent ironique. Une fois écrit, mon texte est incomplet - il attend l’acteur ». De même, la Sicile est moins, pour Scimone, l’occasion de détailler - après tant d’autres - les mœurs et le folklore d’une province particulière qu’un espace où se donnent à voir, plus nettement qu’ailleurs en Europe, les remous qui parcourent la société dans ses profondeurs. Tel est d’ailleurs l’aspect de Bar et La Festa qui a retenu l’attention de Laurent Vacher. Dans son parcours théâtral, celui-ci s’était jusqu’ici attaché à explorer les rapports parfois conflictuels entre mémoire collective et mémoire individuelle, entre les errances de la grande histoire et les destins des individus. Scimone lui a inspiré l’envie d’inscrire sa réflexion dans une perspective plus directement sociale, selon deux versants qui se complètent, jusque dans leurs distributions. D’un côté, donc, un vieux couple - mère au foyer, père chômeur - qui célèbre ses trente ans de mariage en présence d’un fils contraint de vivre encore chez ses parents (La Festa) ; de l’autre, quatre journées dans les vies creuses de Petru et Nino, le père de famille sans emploi et le barman qui vit avec sa mère, dans l’arrière-salle d’un pauvre bistrot sicilien (Bar). Dans un cas comme dans l’autre, l’ironie de Scimone, son humour qui confine parfois au surréalisme, pointent les faillites d’une société occidentale « dite riche », écrit Vacher, « mais où une partie de la population est obligée de s’inventer une activité illicite pour trouver de quoi se maintenir la tête hors de l’eau ».

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BAR suivi de LA FESTA
De Spiro Scimone
Traduction Valeria Tasca
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.
Mise en scène Laurent Vacher

Avec
Bruno La Brasca et Corrado Vernisi – BAR
Elisabeth Catroux, Benoit Di Marco, Bruno La Brasca – LA FESTA

Assistante à la mise en scène : Elisabeth Gonçalves
Scénographie : Pascal Villmen
Lumières : Pierre Grasset
Son : Frédéric Choin
Administration : Florence Bourgeon et Véronique Felenbok

Coproduction Compagnie du Bredin, Le Carreau – Scène Nationale de Forbach et L’Apostrophe – Scène Nationale de Cergy-Pontoise, avec le soutien de la DRAC Lorraine – Ministère de la Culture.

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